Communiqué de l'Union Départementale des syndicats CGT de Vaucluse

21/05/2026


Eurenco, entreprise privée appartenant 100% à l’Etat et dont le siège social est à Sorgues, a vu son chiffre d’affaires tripler en 5 ans passant de 103M€ à 336M€. Selon son PDG, ce chiffre d’affaires devrait atteindre le milliard d’euros en 2028. Les bénéfices de l’entreprise ont eux été multiplié par dix la aussi en 5 ans.


Eurenco est aussi une entreprise classée SEVESO seuil haut avec la particularité de fabriquer de l’explosif militaire. Le syndicat CGT de l’entreprise lutte depuis plus de 100 ans pour garantir la santé des salariés, le respect des consignes de sécurité, l’amélioration des conditions de travail, la pérennité de l’outil de travail et ainsi de l’emploi.


Dans ce contexte, depuis le 20 janvier 2026, le syndicat CGT accompagné par le syndicat FO sont en conflit pour des augmentations de salaires, pour une augmentation de la prime d’ancienneté, pour une augmentation de la part patronale du régime de prévoyance et de mutuelle et pour des embauches sous CDI des intérimaires occupés sur le site.


La direction reste sourde à leurs revendications. Plusieurs rassemblements de grévistes ont été organisés depuis devant les grilles de l’entreprise sans aucune démonstration de violence, simplement en utilisant le plus légitimement possible le droit de cesser le travail pour porter des revendications.


Entre le 11 et le 13 mai 2026, 3 syndiqués CGT grévistes ont reçu des sanctions disciplinaires complétement disproportionnées par rapport aux faits reprochés et parmi eux, un camarade CGT a été licencié.

Un nouveau rassemblement a été organisé hier, mercredi 20 mai 2026, à EURENCO Sorgues à partir de 7 heures du matin afin d’exiger la réintégration de ce camarade injustement licencié.


A 17 heures, à la demande d’Eurenco, prétextant la dangerosité du stationnement des camions sur le parking extérieur de l’entreprise, le Préfet du Vaucluse a ordonné l’évacuation du piquet de grève afin de libérer l’entrée des camions. Ces stationnements dérangent bien moins la direction lorsqu’ils se produisent durant le week-end…


Ainsi ce ne sont pas moins de 16 gendarmes qui sont intervenus afin d’évacuer le piquet de grève installé devant le site et tenus à ce moment là, que par 10 grévistes. Ces derniers se sont vus menacer de garde à vue à la moindre réaction négative.


L’union départementale des syndicats CGT de Vaucluse condamne la décision de Préfet d’évacuation du piquet de grève, instrumentalisée par la direction d’EURENCO décomplexée face à des travailleuses et travailleuses qui luttent pour des augmentations de salaires et contre la criminalisation de l’action syndicale.


L’union départementale des syndicats CGT de Vaucluse dénonce une répression syndicale inacceptable ainsi qu’une atteinte au droit de grève.


Pour l’union départementale des syndicats CGT de Vaucluse, cette stratégie d’intimidation vise à réduire au silence toutes celles et ceux qui défendent l’intérêt général des travailleuses et des travailleurs.


L’union départementale des syndicats CGT de Vaucluse continuera à mobiliser toutes ces forces militantes pour faire respecter le droit de grève et combattre toute nouvelle tentative d’intimidation et de criminalisation de l’action syndicale dans le Vaucluse.

Laurence de VILLELE
Secrétaire générale de l’Union départementale des syndicats CGT de Vaucluse


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